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Le Journal · Le guide du déjeuner

Que manger le midià Marseille.

Des classiques provençaux aux cuisines du monde, en passant par la vague levantine : notre guide complet pour savoir quoi déjeuner à Marseille, vite, bien et sans se ruiner.

★ Gault & MillauCuisine du LevantFait maison, du jour
Grande assiette de mezzés levantins généreusement garnie — houmous, falafels, rouleaux croustillants — pour un déjeuner à partager à Marseille
Un serveur présente trois assiettes de plats levantins — wraps grillés et bol de houmous — pour le déjeuner
À midi pile

L'essentiel en bref

En résumé : pour bien manger le midi à Marseille, vous avez l'embarras du choix. Côté provençal : panisse, pizza moitié-moitié, sandwich thon-panisse. Côté cuisines du monde : falafels, boreks, tacos, bao et surtout la vague levantine du durum, ce sandwich roulé serré dans un pain lavash arménien, accompagné de mezzés à partager. Le meilleur repère reste le fait maison, du jour. Pour éviter la file du midi, commandez à emporter en ligne : la cuisine prépare pendant que vous arrivez.

Point de départ

Le déjeuner,mode d'emploi.

À Marseille, le midi ne ressemble à nulle part ailleurs. La ville déjeune vite, dehors, au soleil, entre deux courses ou deux rendez-vous. On mange debout au comptoir, assis sur les marches d'une place, ou attablé en terrasse quand le temps le permet. Le déjeuner n'y est pas une parenthèse guindée : c'est un moment de rue, de partage et de gourmandise, où l'on cherche avant tout du bon, du chaud et du rapide.

La question « que manger le midi à Marseille ? » a donc mille réponses, et c'est tout son intérêt. Ville-port, ville de passages et d'arrivées venues de toute la Méditerranée, Marseille a accumulé les traditions culinaires. La panisse provençale y côtoie le falafel, la pizza au feu de bois voisine avec le durum levantin, et le sandwich thon-panisse partage le trottoir avec les boreks croustillants.

Ce guide vous aide à choisir sans vous tromper. Nous passons en revue les grandes familles de plats du déjeuner marseillais — classiques provençaux, cuisines du monde, street food levantine — avec, à chaque fois, des repères simples pour distinguer le bon déjeuner de l'en-cas avalé sans plaisir. Objectif : que votre pause de midi soit à la fois savoureuse, équilibrée et sans friction.

L'héritage local

Les classiquesprovençaux.

Avant les cuisines du monde, Marseille a ses propres réflexes de midi. Ces quatre incontournables se mangent sur le pouce, se trouvent partout, et ne coûtent presque rien.

01

La panisse dorée

Galette de pois chiche frite ou poêlée, croustillante dehors et fondante dedans. On la mange nature avec un tour de moulin à poivre, sur un banc, en guise de casse-croûte roboratif et pas cher.

02

La pizza moitié-moitié

Pliée dans du papier, une moitié anchois-fromage, une moitié à votre goût : c'est le déjeuner nomade marseillais par excellence, cuit au feu de bois et attrapé au comptoir avant de filer.

03

Le sandwich thon-panisse

Version locale du casse-croûte : pain frotté, thon, panisse, olives et un filet d'huile. Simple, généreux, à savourer face au port entre deux rendez-vous.

04

Les chichis frégis

Plutôt côté sucré et grignotage de fin de repas : ces longs beignets parfumés à la fleur d'oranger et roulés dans le sucre closent un déjeuner sur une note gourmande de fête foraine.

Deux wraps grillés coupés en deux, garnis de viande et de chou rouge mariné, servis pour un déjeuner à Marseille
Toutes les rives

Un port, mille cuisines

Le tour du mondeà midi.

La grande chance du déjeuner marseillais, c'est sa diversité. En quelques centaines de mètres, on passe d'une pizza au feu de bois à un tacos, d'un bao vapeur à une assiette de mezzés, d'un couscous express à un falafel croustillant. Chaque comptoir raconte une histoire de migration, et l'assiette du midi suit le mouvement.

Les cuisines du Maghreb sont partout : bricks dorées, merguez grillées, semoule parfumée. Les saveurs asiatiques ont pris leur place avec les bao moelleux et les nems. Et depuis quelques années, une vague nette venue du Levant s'est installée : cuisines libanaise, arménienne, syrienne et turque ont apporté le pain fin, les grillades parfumées et les herbes fraîches.

Pour le déjeuner, cette abondance est une aubaine : on ne mange jamais deux fois la même chose. Le tout est de repérer l'adresse qui travaille vraiment ses produits plutôt que d'assembler des sandwichs à la chaîne. C'est là que se joue la différence entre un midi oubliable et un vrai plaisir.

Fresque street art aux symboles géométriques peints en noir sur fond ocre jaune, dans une rue de Marseille

Le réflexe du moment

La street foodlevantine.

S'il fallait retenir une réponse à « que manger le midi à Marseille ? », ce serait sans doute celle-ci. La cuisine du Levant — Arménie, Syrie, Liban, Turquie — coche toutes les cases du bon déjeuner : c'est chaud, rassasiant, rapide à emporter, et surtout riche en légumes, herbes et légumineuses.

Elle joue sur un équilibre que peu de cuisines de rue atteignent : le gras d'une grillade répondu par l'acidité d'un pickle, la douceur d'un houmous contrebalancée par le piquant d'une sauce harra, le croustillant d'un falafel adouci par des herbes fraîches. On sort de table calé, mais jamais alourdi.

Concrètement, à midi, cela prend deux formes : le durum, ce sandwich roulé qui se mange debout sans que rien ne dégouline, et les mezzés, ces petites assiettes qu'on compose et qu'on partage. Voyons-les de plus près, car ce sont les meilleurs alliés d'un déjeuner marseillais réussi.

Le sandwich bien roulé

Le durum,déjeuner roulé.

Le mot vient du turc « dürüm », qui veut dire « roulé ». Le principe est limpide : de la viande grillée, de la salade, des oignons au sumac et une sauce maison posés sur un grand pain lavash arménien fin et souple, puis le tout roulé serré et saisi sur la plaque. Résultat : un déjeuner complet, chaud et net, qui se tient d'une main et se mange proprement dans la rue.

C'est le repas de midi idéal pour qui n'a ni le temps ni l'envie de s'asseoir. Contrairement au sandwich froid, le durum est cuisiné minute : le pain croustille, la garniture est chaude, les sauces sont fraîches. On y trouve des déclinaisons pour tous les goûts, de l'adana de viande grillée au poulet, en passant par le suzuk relevé ou la version végétarienne.

À midi, un durum se suffit souvent à lui-même, mais il gagne à s'accompagner de quelques mezzés et d'une boisson fraîche pour composer un vrai repas. C'est simple, authentique et, avouons-le, terriblement addictif.

Un durum grillé coupé en deux, présenté sur une assiette en terre cuite verte, prêt pour le déjeuner
Roulé minute
Plateau de mezzés servi dans une grande assiette en terre cuite, garni de houmous, falafels et rouleaux croustillants
À composer

Les petites assiettes

Les mezzés,à partager.

Si vous déjeunez à plusieurs, ou simplement si vous avez envie de picorer, les mezzés sont la meilleure réponse. Ce sont les petites assiettes du Levant, salées et généreuses, qu'on pose au centre de la table et qu'on partage sans façon. Chacun compose son repas au gré de ses envies.

Le houmous crémeux et le moutabal fumé ouvrent le bal. Le taboulé, très vert et très citronné, apporte de la fraîcheur. Les falafels croustillants, les boreks à la ciboulette ou à la menthe, les kebbés dorés et les brochettes de kefta complètent le tableau. On y trempe le pain, on alterne les textures, on fait durer le plaisir.

Le midi, deux ou trois mezzés forment déjà un déjeuner complet et léger. Associés à un durum, ils transforment la pause en un vrai petit festin — l'idéal quand on veut manger bien sans s'alourdir avant de reprendre sa journée.

Sans viande, sans souci

Léger etvégétarien.

Bonne nouvelle pour qui mange sans viande : Marseille regorge d'options le midi, et la cuisine levantine est particulièrement bien lotie. Les légumineuses, les herbes et les légumes y tiennent le premier rôle, ce qui donne des déjeuners rassasiants sans être lourds.

Le falafel est la star incontestée : ces boulettes de pois chiche aux herbes, frites minute, se glissent aussi bien dans un durum végétarien que dans une assiette de mezzés. Ajoutez-y du houmous, un taboulé bien citronné, des boreks au fromage, une salade levantine et vous obtenez un repas complet, riche en fibres et en saveurs.

Le durum végétarien, roulé de légumes croquants, de fêta ou de caviar d'aubergine selon les maisons, prouve qu'on peut déjeuner sur le pouce sans viande et sans frustration. C'est gourmand, coloré, et cela change agréablement du sempiternel sandwich crudités.

Deux wraps falafel coupés en deux, garnis de chou rouge et de sauce, présentés dans un plat pour un déjeuner végétarien
Tout en herbes
Assortiment de beignets et nems frits dorés présentés dans un panier de friture en métal, pour un déjeuner rapide

Le bon réflexe

Manger vite,sans manger mal.

Le midi, le temps presse — mais rapidité ne veut pas dire mauvaise qualité. Voici cinq repères pour déjeuner vite et bien à Marseille, et retrouvez nos solutions du midi pour aller encore plus loin.

  • 1Visez le fait maison : sauces montées sur place, pain saisi minute, garnitures préparées du jour plutôt que sorties d'un sachet.
  • 2Commandez à emporter en ligne : le comptoir prépare pendant que vous marchez, vous évitez la file de midi et repartez avec un repas chaud.
  • 3Équilibrez l'assiette : un plat chaud, une part de légumes ou de mezzés frais, une boisson maison — mieux qu'un simple sandwich avalé debout.
  • 4Regardez l'origine des produits : une viande française annoncée et des produits de saison sont un excellent signe de sérieux.
  • 5Préférez les cartes courtes : un menu net trahit souvent l'artisan, une carte interminable un simple assemblage industriel.

La touche finale

Boissons fraîcheset douceurs.

Un bon déjeuner ne s'arrête pas au plat. À Marseille, midi rime souvent avec soleil, et rien ne rafraîchit mieux qu'une citronnade maison bien acidulée. C'est la boisson signature du Levant : simple, franche, elle réveille les papilles et accompagne à merveille une grillade ou un durum. Les boissons turques, aux parfums plus insolites, valent aussi le détour pour changer du soda.

Et pour finir sur une note sucrée, la pâtisserie levantine offre de petites merveilles. Le mouhallabi, cette crème lactée parfumée à la fleur d'oranger et garnie de pistaches concassées, est un dessert léger et parfumé, idéal après un déjeuner de rue. Le baklava, feuilleté, croquant et miellé, comblera les plus gourmands.

Composer son midi avec une boisson maison et une petite douceur, c'est transformer une simple pause déjeuner en vrai moment de plaisir — sans y passer l'après-midi ni exploser son budget.

Dessert lacté en verrine garni de pistaches concassées et de boutons de rose, pâtisserie orientale
Fleur d'oranger

La belle surprise

Un déjeunerde chef.

On croit trop souvent que déjeuner sur le pouce, c'est renoncer à la qualité. À Marseille, plusieurs comptoirs prouvent le contraire — et Durum en est l'exemple le plus net. La maison est portée par le chef Sofiane Benouamane, pâtissier de formation passé par de belles tables marseillaises, et distinguée au Gault & Millau.

Concrètement, à midi, cela veut dire un pain lavash arménien de 70 à 80 cm saisi minute, des viandes 100 % françaises dont l'agneau de Sisteron, et des sauces et mezzés montés maison, du jour, en quantité limitée. La maison ferme même l'après-midi pour tout refaire du jour : un gage que rien n'est réchauffé.

C'est probablement la plus belle réponse à « que manger le midi à Marseille ? » : un plat de chef qu'on déguste dans la rue, à un prix accessible, roulé serré et servi chaud. La rigueur de la haute cuisine appliquée à un format populaire, sans en trahir l'esprit.

Un membre de l'équipe Durum souriant, en t-shirt noir au logo vert, adossé à un mur ensoleillé à Marseille
Fait maison

Ici, à Marseille

Où déjeuner :nos adresses.

Pour un déjeuner levantin à Marseille, deux comptoirs Durum vous attendent. La Plaine, au 19 rue Saint-Michel (13006), à deux pas du Cours Julien : parfait pour le midi, au cœur de la ville qui bouge. Et Montolivet, au 6 avenue de Montolivet (13004), aux Chartreux : la maison mère, plus au nord, pour les fidèles du quartier.

Dans les deux, la même exigence à l'heure du déjeuner : le pain lavash saisi minute, les viandes françaises, les mezzés et la citronnade dressés du jour. À emporter, en livraison ou sur place, c'est le meilleur point de départ pour bien manger le midi.

Chaque adresse a son propre créneau de commande et sa zone de livraison : choisissez la plus proche de chez vous, sa zone est présélectionnée.

Envie d'essayer ?

Le meilleur déjeuner à Marseille, c'est encore de croquer un durum roulé minute, sans faire la queue.

On vous répond

Déjeuner,vos questions.

Que manger le midi à Marseille quand on a peu de temps ?

Le déjeuner idéal à Marseille quand on est pressé, c'est un plat de rue chaud et complet : un durum roulé minute, une part de pizza au feu de bois, une panisse ou une assiette de mezzés à emporter. Commander en ligne à emporter reste le moyen le plus rapide d'éviter la file du midi : la cuisine prépare pendant que vous arrivez.

Quels sont les plats typiques à goûter le midi à Marseille ?

Côté provençal, on pense à la panisse dorée, à la pizza moitié-moitié pliée dans du papier, au sandwich thon-panisse et aux chichis frégis. Côté cuisines du monde, la ville regorge de spécialités du Maghreb et du Levant : falafels, boreks, taboulé, houmous et surtout le durum, ce sandwich roulé dans un pain lavash arménien.

Où manger un bon durum le midi à Marseille ?

Chez Durum, à La Plaine (19 rue Saint-Michel, 13006), à deux pas du Cours Julien, et à Montolivet (6 avenue de Montolivet, 13004), aux Chartreux. Le pain lavash y est saisi minute et tout est préparé maison, du jour. Le midi, mieux vaut commander à emporter pour ne pas attendre.

Que manger le midi à Marseille quand on est végétarien ?

Les options ne manquent pas : falafels croustillants, houmous et moutabal, taboulé aux herbes, boreks au fromage ou à la menthe, salade levantine, et le durum végétarien roulé de légumes et de sauces maison. La cuisine du Levant est particulièrement généreuse pour qui mange sans viande.

Peut-on bien déjeuner à Marseille sans se ruiner ?

Oui : la street food marseillaise reste accessible tout en montant en qualité. Un durum ou une assiette de mezzés forme un repas complet et rassasiant. Cherchez le fait maison et l'origine des produits : on trouve à Marseille des comptoirs tenus par des artisans, voire des chefs, à des prix qui restent doux.

Comment déjeuner équilibré le midi à Marseille ?

Composez plutôt que d'empiler : un plat chaud, une part de légumes ou de mezzés frais et une boisson maison valent mieux qu'un sandwich seul. Les assiettes du Levant, riches en légumes, herbes, légumineuses et grillades maigres, permettent un déjeuner à la fois gourmand et léger.

La street food du midi est-elle forcément de mauvaise qualité ?

Non, et Marseille le prouve. Plusieurs comptoirs sont tenus par des artisans exigeants. Chez Durum, par exemple, la maison est portée par un chef distingué au Gault & Millau, avec des viandes 100 % françaises, de l'agneau de Sisteron et tout fait maison, du jour, en quantité limitée.

Pour aller plus loin

Continuezla lecture.

Durum ou kebab, pain lavash, mezzés du Levant et bonnes adresses de la ville : retrouvez tous nos articles dans le blog street food levantine.