Aller au contenu
DurumCommander

Le Journal · Le guide des bonnes adresses

Où manger de la streetfood à Marseille.

Des ruelles de Noailles au Cours Julien, en passant par le Vieux-Port et les Chartreux : notre tour de ville des quartiers, des cuisines et des repères pour manger sur le pouce, midi et soir.

★ Gault & MillauCuisine du LevantFait maison, du jour
Illustration de la street food marseillaise — comptoirs de rue, durums et mezzés du Levant
Assortiment de street food levantine à Marseille — mezzés, falafels et durum roulé
Le tour de ville

L'essentiel en bref

En résumé : pour manger de la street food à Marseille, visez d'abord le Cours Julien et La Plaine (13006), le marché de Noailles, le Vieux-Port et Le Panier, et, plus au nord, les Chartreux et Montolivet. On y trouve de tout : pizzas au feu de bois, chichis, falafels, bao et surtout la vague levantine du durum — de la viande roulée serré dans un pain lavash. Le meilleur repère reste le fait maison : sauces montées sur place, pain saisi minute, produits du jour. Le midi, commandez à emporter pour éviter la file ; le soir, cap sur le Cours Ju, le plus animé.

Point de départ

Une ville quimange dehors.

Marseille a toujours mangé dans la rue. Ville-port, ville de passages, elle a fait de la cuisine à emporter un réflexe et un art de vivre. Ici, on grignote debout entre deux courses, on partage un cornet sur les marches, on tend la main par-dessus un comptoir sans jamais s'asseoir. La street food n'y est pas une mode importée : c'est une habitude ancienne, nourrie par des générations d'arrivées venues de toute la Méditerranée.

Le résultat, c'est une mosaïque de saveurs qui change à chaque quartier. Panisse et chichis frégis héritées de la tradition provençale, spécialités du Maghreb, pizzas au feu de bois, et depuis quelques années une vague nette venue du Levant : mezzés, grillades et surtout le durum, ce sandwich roulé dans un fin pain lavash. La ville a de quoi rassasier n'importe quelle envie, à toute heure.

Reste à savoir où poser ses pas. Car toutes les adresses ne se valent pas, et la meilleure n'est pas forcément la plus voyante. Ce guide vous emmène quartier par quartier, cuisine par cuisine, avec des repères simples pour distinguer le comptoir d'artisan du simple assembleur de sandwichs.

Le plan de la ville

Les quartiersoù ça se passe.

Chaque secteur a son tempo et sa spécialité. Voici les quatre territoires à connaître pour manger sur le pouce sans se tromper.

01

Cours Julien & La Plaine

Le cœur battant de la street food marseillaise. Terrasses, fresques murales et comptoirs qui ne désemplissent pas : on y mange debout, entre deux boutiques, du falafel au bao en passant par le durum roulé minute.

02

Noailles & le marché

Le « ventre de Marseille ». Épices en vrac, pains chauds, beignets et spécialités du Maghreb au Levant. C'est ici que la ville fait ses courses et grignote en même temps, dans un joyeux brouhaha.

03

Vieux-Port & Panier

Entre les ruelles du Panier et les quais, on picore une chichi frégi, une part de pizza au feu de bois ou un sandwich à emporter, face à la mer. La street food y a un goût de balade.

04

Chartreux & Montolivet

Plus au nord, les quartiers résidentiels cachent de vraies pépites de proximité. Moins touristiques, plus fidèles : on y revient pour l'adresse de confiance, celle où l'on connaît votre commande par cœur.

Pour aller encore plus loin, la street food du Cours Julien a sa page dédiée : tout ce qu'il faut savoir pour choisir son comptoir dans le quartier, du midi au soir.

Deux wraps falafel coupés en deux, garnis de chou rouge et de sauce, dressés dans un plat
Toutes les rives

Un port, mille cuisines

Un tour du mondeà chaque coin.

La force de Marseille, c'est sa diversité. En quelques centaines de mètres, on passe d'une pizza au feu de bois à un tacos, d'un bao vapeur à une assiette de mezzés, d'un sandwich thon-panisse à un falafel croustillant. La rue raconte ici l'histoire des migrations méditerranéennes, et l'assiette suit.

Les incontournables provençaux restent au rendez-vous : la panisse dorée, les chichis frégis saupoudrés de sucre du côté de l'Estaque, la pizza moitié-moitié pliée dans du papier. Mais la scène s'est ouverte : cuisines libanaise, arménienne, syrienne et turque ont pris le comptoir, apportant le pain fin, les grillades parfumées et les herbes fraîches.

Cette abondance a un revers : il faut savoir choisir. Manger de la street food à Marseille, ce n'est pas tester au hasard, c'est repérer l'adresse qui travaille vraiment ses produits. C'est tout l'objet des sections qui suivent.

Fresque street art aux symboles géométriques peints en noir sur fond ocre jaune

La tendance du moment

La vaguelevantine.

S'il fallait retenir une tendance de fond, ce serait celle-ci. La cuisine du Levant — Arménie, Syrie, Liban, Turquie — a conquis les comptoirs marseillais. Elle a de sérieux arguments : des pains fins et souples, des viandes marinées et grillées, une profusion de mezzés, et cet équilibre entre le gras d'une grillade et l'acidité d'un pickle ou d'une herbe.

Son porte-drapeau, c'est le durum. Le mot vient du turc « dürüm », qui veut dire « roulé » : viande, salade, oignons au sumac et sauce maison sont posés sur un grand pain lavash arménien, puis le tout est roulé serré et saisi sur la plaque. Le résultat se mange debout, proprement, sans que rien ne dégouline — l'idéal pour la rue.

Autour, les mezzés font le reste du festin : houmous, falafels, boreks croustillants, taboulé, kebbé. De quoi composer un repas complet à partager, ou accompagner son durum d'une citronnade maison bien fraîche.

Pause déjeuner

Manger surle pouce, le midi.

Le midi, Marseille file vite. Étudiants, actifs du centre, habitués du Cours Julien : tout le monde cherche un repas chaud, bon et rapide, sans y laisser sa pause. C'est le créneau roi de la street food, où les comptoirs tournent à plein régime entre midi et deux.

Notre conseil pour ne pas perdre de temps : commandez en ligne à emporter. Le comptoir prépare pendant que vous marchez, et vous récupérez votre durum et vos mezzés sans faire la queue. C'est la meilleure façon de profiter d'un artisan très demandé sans sacrifier votre déjeuner.

Un durum roulé minute, quelques boreks à partager, une citronnade maison : voilà un déjeuner complet qui se mange aussi bien à la terrasse d'un square qu'au bureau. Léger à porter, net à manger, et loin du sandwich industriel avalé sans plaisir.

Assortiment de beignets et nems frits dorés présentés dans un panier de friture en métal
Prêt en un éclair
Deux durums grillés coupés en deux, garnis de viande et de chou rouge mariné, prêts à déguster

Quand la nuit tombe

La street food,version soir.

Le soir, la ville change de visage. Les terrasses du Cours Julien et de La Plaine se remplissent, les comptoirs restent allumés tard, et l'on passe volontiers d'un verre à un durum sans transition. C'est le moment le plus vivant pour manger dans la rue, entre concerts improvisés et fresques éclairées.

La street food du soir a ses codes : on partage davantage, on prend son temps malgré tout, on picore des mezzés en attendant que la plaque grésille. Un durum bien roulé, généreux et chaud, cale une soirée comme il faut — bien plus qu'un en-cas avalé à la va-vite.

Pensez à vérifier les horaires : certaines maisons ferment l'après-midi pour tout refaire du jour et rouvrent le soir en quantité limitée. C'est bon signe — cela veut dire qu'on ne réchauffe rien.

Le bon réflexe

Bien choisirson adresse.

Une devanture pimpante ne garantit rien. Voici cinq indices qui ne trompent pas pour repérer une vraie bonne adresse de street food.

  • 1Regardez la file : une queue d'habitués vaut mieux qu'une devanture clinquante et vide.
  • 2Cherchez le fait maison — sauces montées sur place, pain saisi minute, garnitures préparées du jour.
  • 3Fiez-vous à l'origine annoncée de la viande et des produits : la transparence est bon signe.
  • 4Préférez les cuisines ouvertes, où l'on voit rouler, griller et dresser sous vos yeux.
  • 5Un menu court et net trahit souvent un artisan ; une carte interminable, un simple assemblage.

La belle surprise

Le durum,street food de chef.

On croit souvent que street food rime avec négligence. À Marseille, plusieurs comptoirs prouvent le contraire — et Durum en est l'exemple le plus net. L'idée de départ est simple : appliquer la rigueur de la haute cuisine à un format de rue, sans en trahir l'esprit populaire ni les prix accessibles.

Concrètement, cela veut dire un pain lavash arménien de 70 à 80 cm saisi minute, des viandes 100 % françaises dont l'agneau de Sisteron, et des sauces et mezzés montés maison, du jour, en quantité limitée. La maison est portée par le chef Sofiane Benouamane, pâtissier de formation passé par de belles tables marseillaises, et distinguée au Gault & Millau.

C'est probablement la meilleure porte d'entrée pour comprendre ce que peut être la street food levantine à son sommet : un plat de chef qu'on mange dans la rue, roulé serré et servi chaud.

Des mains tiennent un durum grillé coupé en deux, garni de viande et de chou rouge, avec des frites maison
Roulé minute

Ici, à Marseille

Nos deuxadresses.

Pour goûter la street food levantine à Marseille, deux comptoirs Durum vous attendent. La Plaine, au 19 rue Saint-Michel (13006), à deux pas du Cours Julien : le repaire idéal pour le midi comme pour le soir, au cœur de la ville qui bouge. Et Montolivet, au 6 avenue de Montolivet (13004), aux Chartreux : la maison mère, plus au nord, pour les fidèles du quartier.

Dans les deux, la même exigence : le pain lavash saisi minute, les viandes françaises, les mezzés et la citronnade dressés du jour. À emporter, en livraison ou sur place, c'est le meilleur point de départ pour votre tour de la street food marseillaise.

Chaque adresse a son propre créneau de commande et sa zone de livraison : choisissez la plus proche de chez vous, sa zone est présélectionnée.

Envie d'essayer ?

Le meilleur moyen de découvrir la street food levantine, c'est encore de croquer un durum roulé minute.

On vous répond

Street food,vos questions.

Où manger de la street food à Marseille ?

Les meilleurs spots se concentrent autour du Cours Julien et de La Plaine (13006), à Noailles et son marché, sur le Vieux-Port et dans Le Panier, ainsi que dans les quartiers plus résidentiels comme les Chartreux et Montolivet. Chaque secteur a son ambiance : festif et créatif au Cours Ju, populaire et parfumé à Noailles, balade en bord de mer côté Vieux-Port.

Quel quartier choisir pour la street food le soir ?

Le Cours Julien et La Plaine restent les plus animés en soirée : terrasses, bars et comptoirs y servent tard. C'est là qu'on trouve le plus facilement un durum roulé minute, une part de pizza ou un mezzé à partager après un verre.

Qu'est-ce que la street food levantine ?

C'est la cuisine de rue du Levant — Arménie, Syrie, Liban, Turquie. Elle mise sur le pain fin, les grillades, les mezzés, les sauces et les herbes fraîches. À Marseille, elle prend souvent la forme du durum : de la viande et des garnitures roulées serré dans un pain lavash arménien.

Où trouver de la bonne street food le midi à Marseille ?

Autour du Cours Julien et dans le centre, la plupart des comptoirs ouvrent dès le midi pour les actifs et les étudiants. Commander en ligne à emporter est le moyen le plus simple d'éviter la file : on prépare pendant que vous arrivez, et vous repartez avec un repas chaud.

Comment reconnaître une bonne adresse de street food ?

Fiez-vous au fait maison, à la fraîcheur et à la transparence : sauces montées sur place, pain saisi minute, garnitures préparées du jour, origine des produits assumée. Une cuisine ouverte, une file d'habitués et un menu court et net sont d'excellents indices.

La street food, est-ce forcément de la mauvaise qualité ?

Non, et c'est même l'inverse à Marseille. Certains comptoirs sont tenus par des artisans, voire des chefs. Chez Durum, par exemple, la maison est portée par un chef distingué au Gault & Millau, avec des viandes 100 % françaises, de l'agneau de Sisteron et tout fait maison, du jour.

Où manger un durum à Marseille ?

Chez Durum, à La Plaine (19 rue Saint-Michel, 13006), près du Cours Julien, et à Montolivet (6 avenue de Montolivet, 13004), aux Chartreux. Le pain lavash y est saisi minute et tout est préparé maison, du jour.

Pour aller plus loin

Continuezla lecture.

Durum ou kebab, pain lavash, mezzés du Levant et coulisses de la maison : retrouvez tous nos articles dans le blog street food levantine.