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Tout fait maison, du jour · Marseille

Le fait maison,tous les jours.

Sauces montées à la main, mezzés dressés le matin, pain lavash saisi minute. À Marseille, Durum fait tout sur place, du jour, en quantité limitée — la méthode d'un restaurant, en format de rue.

★ Gault & MillauSauces maisonDressé du matin
Assiette de mezzés faits maison généreusement garnie de houmous, falafels et rouleaux croustillants

Un mot qu'on prouve

« Fait maison »,pour de vrai.

On dit « fait maison » partout, souvent pour deux détails posés sur un plat industriel. Chez Durum, c'est l'inverse : la base est faite ici. Les sauces sont montées à la main, les mezzés dressés le matin, le pain saisi à la minute.

Entre le Cours Julien et Notre-Dame-du-Mont, ce parti pris a un coût visible : le comptoir ferme l'après-midi pour tout refaire, et certaines préparations partent avant la fin du service. On préfère ça à un bac qui tient trois jours.

Le fil rouge n'est pas un ingrédient, c'est une discipline de restaurant appliquée à une street food du Levant. C'est ce que nous allons dérouler, geste par geste.

Bacs en inox garnis de houmous, sauces et garnitures orientales dressés à la main pour le service
Dressé du jour

La mise en place

Tout se dressele matin.

Avant l'ouverture, la cuisine tourne. On monte les sauces, on roule les falafels, on plie les boreks, on dresse les bacs de mezzés à la main. Rien n'arrive tout prêt — tout se prépare sur place, ce jour-là.

C'est cette mise en place qui donne au service du soir sa fraîcheur : ce que vous mangez a été préparé quelques heures plus tôt, à quelques mètres du comptoir.

Ce qui change tout

Trois gestesfaits à la main.

Le fait maison se reconnaît moins à une étiquette qu'à des gestes répétés chaque jour. Voici les trois qui séparent Durum d'une street food standardisée.

01

Le lavash, saisi minute

Le pain arménien de 70 à 80 cm n'attend pas au chaud : on le coupe et on le saisit sur la plaque à la commande, jusqu'à ce qu'il claque.

02

Les sauces, montées à la main

Blanche, harra, toum, tzatziki : rien de sorti d'un bidon. On les monte à la main, en petite quantité, pour qu'elles soient fraîches chaque service.

03

Les mezzés, dressés du matin

Houmous, taboulé, falafels, boreks : préparés et dressés le matin même, à la main, jusqu'à épuisement du jour.

Rangées de bouteilles de citronnade maison jaune-orangé, préparée le jour même

Jusque dans le verre

Même lacitronnade.

Le fait maison ne s'arrête pas à l'assiette. La citronnade est pressée et préparée le jour même, embouteillée sur place — une gorgée fraîche et acidulée que le comptoir revendique volontiers comme sa boisson signature.

Côté douceurs, le chef, pâtissier de formation, prolonge le repas maison : verrines lactées à la fleur d'oranger, pistaches, baklava du moment. Rien n'est acheté tout fait.

Le revers assumé

Fait main,donc compté.

Une cuisine à la main ne se produit pas à l'infini. On prépare ce qu'on peut vraiment faire dans la journée — pas des palettes surgelées. Résultat : les préparations sont en quantité limitée, et certaines partent avant la fin du service.

On préfère l'assumer plutôt que rallonger avec de l'industriel. Passez commande tôt, et vous aurez le meilleur de la mise en place du jour, encore chaud, bien roulé.

La même rigueur s'applique aux matières premières : ce que nous choisissons en cuisine — viandes 100 % françaises, agneau de Sisteron — relève du même refus du raccourci industriel.

Deux mains cassent en deux une croquette panée dorée faite maison, révélant le fromage fondu
Fait à la main

On vous répond

Le fait maison,en clair.

Qu'est-ce qui est vraiment fait maison chez Durum ?

L'essentiel : les sauces montées à la main, les mezzés dressés le matin — houmous, taboulé, falafels, boreks —, le pain lavash saisi minute, les douceurs et la citronnade préparée le jour même. La cuisine part du produit brut, pas du congélateur.

Où trouver ce restaurant qui fait tout maison à Marseille ?

À deux adresses : La Plaine, 19 rue Saint-Michel (13006), près du Cours Julien, et Montolivet, 6 avenue de Montolivet (13004), aux Chartreux. Les deux comptoirs préparent leurs mezzés et leurs sauces du jour.

Pourquoi le comptoir ferme-t-il l'après-midi ?

Parce que tout est refait chaque jour. La coupure de l'après-midi sert à remettre en place : monter les sauces, dresser les mezzés, préparer les viandes pour le service du soir. C'est le prix du fait maison.

Le fait maison, c'est pour ça qu'il y a des quantités limitées ?

Oui. On prépare ce qu'on peut faire à la main dans la journée, pas des bacs industriels. Certaines préparations partent avant la fin du service — mieux vaut passer commande tôt.

Le fait maison veut-il dire une cuisine de restaurant ?

C'est l'idée. La maison est portée par le chef Sofiane Benouamane, pâtissier de formation passé par de belles tables marseillaises, et distinguée au Gault & Millau. Le format est celui de la rue, la méthode est celle d'un restaurant.

Les viandes aussi sont-elles travaillées maison ?

Oui. Viandes 100 % françaises, agneau de Sisteron, montées et assaisonnées sur place — l'adana à la broche aux dix épices, les grillades à la minute. La traçabilité fait partie du fait maison.