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Street food du Levant · Marseille

La cuisinelevantine.

Arménie, Syrie, Liban, Turquie — quatre pays roulés dans un pain lavash à Marseille. Mezzés faits maison du jour, viandes 100 % françaises, la rigueur d'un chef dans un format de rue.

★ Gault & MillauMezzés du jourAgneau de Sisteron
Grand plateau de mezze levantin — houmous, falafels et garnitures — servi dans une assiette en terre cuite

Le point de départ

Une cuisine,tout un Levant.

La cuisine levantine, c'est celle des rives orientales de la Méditerranée — Arménie, Syrie, Liban, Turquie. Une cuisine du partage, faite de mezzés que l'on picore, de pains fins que l'on saisit sur la plaque, de viandes marinées et de sauces montées à la main.

À Marseille, ville de mélanges, elle trouve tout naturellement sa place. C'est notre durum levantine à La Plaine, entre le Cours Julien et Notre-Dame-du-Mont, qui la fait vivre autour d'un geste simple : rouler serré le durum dans son lavash, et dresser du jour tous les à-côtés.

Le vrai fil rouge n'est pas un pays, c'est une exigence : derrière le comptoir, il y a un chef. C'est ce qui distingue cette table du kebab de fin de soirée — et ce que nous allons dérouler, pièce par pièce, jusqu'à savoir quelles sont les épices de la cuisine levantine.

Pour remonter aux origines de cette cuisine et saisir ce qui distingue, par exemple, la table syrienne de ses voisines, plusieurs pages approfondissent chaque facette du Levant.

Deux wraps falafel levantins coupés en deux, garnis de chou rouge et de sauce, présentés dans un plat
Quatre pays

Le Levant, pièce par pièce

Quatre paysdans un pain.

La cuisine levantine n'appartient à aucun pays seul. Chacun apporte sa pièce, et l'assemblage se fait ici, à Marseille.

  • ArménieLe pain lavash. Feuille fine et souple de 70 à 80 cm, saisie minute sur la plaque jusqu'à ce qu'elle claque.
  • TurquieL'adana & le durum. La viande montée à la broche, les dix épices et le geste du roulé serré — « dürüm » veut dire « roulé ».
  • LibanLes mezzés. Houmous, taboulé, falafels, boreks : l'art de la table à partager, dressé à la main du jour.
  • SyrieLes épices & les sauces. Sumac, herbes fraîches, sauces montées maison — la ligne aromatique qui relie tout le plat.
Assiette de mezzés levantins généreusement garnie de houmous, falafels et rouleaux croustillants

L'art du partage

Le mezzé,au centre de la table.

Avant le durum, il y a le mezzé — cette constellation de petites assiettes qui donne son âme à la cuisine levantine. Houmous crémeux, falafels dorés, boreks à la ciboulette, taboulé, salade levantine : de quoi picorer, partager, ralentir.

Tout est dressé le matin, à la main, en quantité limitée. Le comptoir ferme l'après-midi pour tout refaire, et rien ne sort du congélateur. À Marseille, c'est rare de voir autant de soin dans une street food de quartier.

C'est la tradition du partage qui rythme le repas, portée par l'influence libanaise dans chaque assiette.

Ce qui change tout

Trois marqueursd'une vraie cuisine.

Une cuisine levantine se reconnaît moins à son nom qu'à ses gestes. Voici ce qui sépare une table du Levant soignée d'une street food standardisée.

01

Le lavash arménien

Un pain fin de 70 à 80 cm coupé en deux, saisi sur la plaque. Roulé serré, il fait corps avec la garniture plutôt que de l'emballer.

02

Viandes 100 % françaises

Agneau de Sisteron, traçabilité assumée. La matière première fait la différence entre une cuisine de chef et une street food anonyme.

03

Fait maison, du jour

Sauces montées à la main, mezzés dressés le matin, en quantité limitée. Le comptoir ferme l'après-midi pour tout refaire — rien du congélateur.

Pour finir en douceur

Roses, pistacheset citronnade.

La cuisine levantine ne s'arrête pas au salé. Pâtissier de formation, le chef prolonge le repas avec des douceurs du Levant — verrines lactées à la fleur d'oranger, pistaches concassées, boutons de rose, baklava du moment.

Et pour accompagner le tout, la citronnade maison, préparée le jour même. Une gorgée fraîche et acidulée qui referme le voyage entre Istanbul, Beyrouth et Erevan.

Du lavash au baklava, c'est l'héritage arménien qui ouvre le repas, et le versant turc du Levant qui en dessine la colonne vertébrale.

Dessert lacté levantin en verrine, garni de pistaches concassées et de boutons de rose
Faits maison du jour
Un serveur présente plusieurs assiettes de cuisine levantine, dont des durums grillés et un bol de garniture

La caution

Une cuisinesignée par un chef.

Durum est né d'une idée simple : appliquer la rigueur de la haute cuisine à une street food du Levant. La maison est portée par le chef Sofiane Benouamane, pâtissier de formation passé par de belles tables marseillaises, et distinguée au Gault & Millau.

Deux adresses portent cette cuisine en ville : La Plaine, près du Cours Julien (13006), et le durum de Montolivet, aux Chartreux (13004), la maison mère. C'est probablement la seule table de Marseille où la cuisine levantine de rue se raconte comme un plat de chef.

Le guide

Choisir sa tablelevantine à Marseille.

Toutes les adresses ne se valent pas. Voici six repères concrets pour reconnaître une vraie cuisine levantine ou libanaise à Marseille — et vérifier, assiette en main, qu'on a affaire à un artisan plutôt qu'à une chaîne.

  • 01

    La provenance des viandes

    Demandez toujours d'où vient la viande. Une vraie table levantine l'assume : chez Durum, ce sont des viandes 100 % françaises et de l'agneau de Sisteron, loin des origines floues de la restauration rapide standardisée.

  • 02

    Le fait maison, du jour

    Houmous, taboulé, falafels, sauces : tout devrait être préparé sur place, le matin même. Ici, les mezzés sont dressés à la main en quantité limitée, et le comptoir ferme l'après-midi pour tout refaire — rien ne sort du congélateur.

  • 03

    Le pain, saisi minute

    Le pain fait la moitié du plat. Fuyez la galette industrielle réchauffée : le bon repère, c'est un pain lavash arménien fin de 70 à 80 cm, saisi minute sur la plaque jusqu'à ce qu'il claque.

  • 04

    De vrais mezzés à partager

    La cuisine du Levant est une cuisine du partage. Une carte qui aligne houmous, boreks, kebbé, salade levantine et taboulé faits maison en dit bien plus long qu'un simple présentoir de sandwichs.

  • 05

    Une caution qui tient

    Presse, guides, distinctions : cherchez un gage de sérieux vérifiable. Durum est portée par le chef Sofiane Benouamane, pâtissier de formation, et distinguée au Gault & Millau — rare pour une street food de quartier.

  • 06

    La transparence

    Adresse claire, horaires affichés, provenance annoncée : une maison qui n'a rien à cacher le montre. Durum revendique ses deux adresses marseillaises, La Plaine (13006) et Montolivet (13004), et son fonctionnement en quantité limitée.

On vous répond

La cuisine levantine,en clair.

Qu'est-ce que la cuisine levantine ?

La cuisine levantine réunit les tables du Levant — Arménie, Syrie, Liban et Turquie. Mezzés à partager, pains plats, viandes marinées et grillées, sumac et herbes fraîches : une cuisine généreuse et parfumée. À Marseille, Durum la sert autour du durum roulé dans un pain lavash arménien.

Comment choisir un bon restaurant de cuisine levantine ou libanaise à Marseille ?

Fiez-vous à six repères concrets : la provenance des viandes (françaises, idéalement de l'agneau de Sisteron), le fait maison du jour plutôt que le congélateur, un pain lavash saisi minute, de vrais mezzés à partager, une caution sérieuse (presse, Gault & Millau) et la transparence sur les adresses et les horaires. Chez Durum, à La Plaine comme à Montolivet, ces six repères sont au cœur de la maison.

Où manger une cuisine levantine à Marseille ?

Chez Durum, à deux adresses : La Plaine, 19 rue Saint-Michel (13006), près du Cours Julien, et Montolivet, 6 avenue de Montolivet (13004), aux Chartreux. Durum, mezzés, sauces et douceurs y sont préparés du jour.

Quels plats levantins trouve-t-on chez Durum ?

Le durum roulé dans son lavash — adana, poulet grillé, suzuk ou version végétarienne — et tout un éventail de mezzés : houmous, falafels, boreks, taboulé, salade levantine. Sans oublier les douceurs et la citronnade maison.

La cuisine levantine, est-ce la même chose qu'un kebab ?

Non. Le kebab désigne surtout une viande grillée servie dans une galette épaisse. La cuisine levantine est plus large : mezzés, pains plats fins comme le lavash, sauces montées maison et un vrai travail des épices. Chez Durum, on roule serré, on ne remplit pas.

La cuisine levantine de Durum est-elle vraiment de qualité restaurant ?

La maison est portée par le chef Sofiane Benouamane, pâtissier de formation passé par de belles tables marseillaises, et distinguée au Gault & Millau. C'est ce qui fait de Durum l'une des rares tables de la ville où la street food levantine se raconte comme une cuisine de chef.

Y a-t-il des options végétariennes dans la cuisine levantine ?

Oui, largement. À côté de l'adana et du poulet grillé, Durum propose un durum végétarien et de nombreux mezzés sans viande — houmous, falafels, taboulé, salade levantine — qui font partie du cœur de la cuisine du Levant.

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